Saignements pendant la grossesse : c'est grave ou pas ?

    Les saignements en début de grossesse

    En début de grossesse, les saignements peuvent être des événements bénins, généralement dus à une petite fragilité du col de l'utérus. Mais dans près de la moitié des cas, ils annoncent une fausse couche, le plus souvent liée à une anomalie chromosomique. Autres causes possibles :

    • Une grossesse extra -utérine (GEU) : les saignements sont alors noirâtres ou brunâtres. L'embryon s'est "installé" avant d'atteindre le nid utérin, le plus souvent dans une trompe. Cela se vérifie à l'échographie.
    • Une infection.
    • Une lésion du col non identifiée avant la grossesse.
    • Une môle : c'est-à-dire une grossesse sans embryon qui finira par s'évacuer naturellement.

    Les saignements en cours de grossesse

    Les saignements en cours de grossesse sont beaucoup moins fréquents. Ils peuvent indiquer un risque d'accouchement prématuré, une anomalie de l'insertion du placenta (bas inséré ou recouvrant le col) ou encore une fragilité du col de l'utérus.

    En fin de grossesse, on craint plutôt la mise en route de l'accouchement (début du travail) ou encore un placenta mal placé (praevia) qui va singulièrement compliquer l'accouchement parles voies naturelles. Dernière cause, beaucoup plus rare:une hémorragie rétroplacentaireque le médecin va traiter sans attendre.

    Dans quels cas un traitement est nécessaire ?

    La plupart du temps, le gynécologue-obstétricien va surveiller la grossesse un peu plus attentivement. Mais parfois, une prise en charge est nécessaire :

    • Grossesse extra-utérine : on opère souvent en urgence afin de préserver la trompe ou, au moins, la fertilité. Mais si la grossesse est peu évoluée, le traitement peut être médicamenteux.
    • Infection : on prescrit des antibiotiques.
    • Menace d'accouchement prématuré : la future-maman est mise au repos avec des médicaments qui luttent contre les contractions. Une hospitalisation est possible si elle saigne beaucoup.

     

    Arrêter de fumer : étapes, bienfaits et effets secondaires

    Arrêter de fumer n'est pas si facile. Rassurez-vous, il existe des méthodes pour vous aider à y parvenir. Bienfaits pour la santé, astuces, effets secondaires... On fait le point avec Pr Jean-Pol Tassin, directeur de Recherche émérite à l'Inserm.


    Le tabac est responsable de près de 7 millions de décès chaque année dans le monde, parmi lesquelles plus de 6 millions de personnes sont des fumeurs actifs ou d'anciens fumeurs. Environ 890 000 sont des non-fumeurs exposés au tabagisme passif. (OMS).

    Arrêter de fumer : les étapes

    Pour réussir à arrêter de fumer, il est indispensable d'établir un plan d'action en fonction de votre niveau de dépendance et de votre motivation. Une stratégie adaptée au profil du fumeur augmente considérablement les chances de réussite dans l'arrêt du tabac. Voici un plan d'action en 5 étapes pour réussir à arrêter de fumer.

     

    Motivation

    La motivation est la clé de la réussite de l'arrêt du tabac et c'est aussi le point de départ du plan d'action. Le fumeur souhaite-t-il arrêter de fumer pour des raisons économiques, de santé, parce que son entourage lui demande, ou bien parce qu'il en a vraiment assez ? Ce premier point du plan d'action permettra de choisir un traitement adapté pour l'aider à arrêter de fumer. Il va sans dire que plus le fumeur cumule de motifs plus le traitement est léger.

    • Comprendre les motifs qui vont vous conduire à arrêter
    • Arrêter de fumer doit représenter un véritable défi que l'on se lance : faire plaisir à sa femme, à son mari, à ses enfants, améliorer sa santé, son souffle....
    • Tester sa confiance en soi : se fixer des objectifs précis et tenter de les respecter.
    • Choisir un moment idéal pour démarrer : Une date d'anniversaire, une rentrée scolaire... Les enfants sont de parfaits petits dictateurs qui peuvent aider un parent fumeur.
    • L'activité physique régulière est indispensable pour aider à interrompre le tabac.

    Bon à savoir : les vacances ne sont peut-être pas la période idéale pour cesser de fumer car le stress provoqué par la reprise du travail est un risque majeur de rechute. 

    Évaluation de la dépendance

    Deuxième étape décisive du plan d'action : l'évaluation de la dépendance. Elle peut se faire par le biais de tests que vous pouvez effectuer en ligne :

    • Le test en ligne sur le site tabac-info-service-.fr
    • Le test de Fagerström

    Combinée à la motivation, l'évaluation de la dépendance va permettre au fumeur de choisir le traitement qui lui correspond le mieux. 

    Choix du traitement adapté

    En fonction de votre motivation et de votre niveau de dépendance, le traitement peut être de deux ordres :

    • Un fumeur motivé, faiblement ou moyennement dépendant, aura plutôt recours à l'automédication avec des substituts nicotiniques qui ne nécessitent pas d'ordonnance. En revanche,  certains substituts nicotiniques sont pris en charge par l'Assurance Maladie sur prescription médicale.
    • Un fumeur faiblement motivé et très dépendant à la nicotine devra plutôt s'orienter vers un traitement pharmacologique de la dépendance.

    Sevrage tabagique

    Quel que soit le traitement choisi, il est recommandé de se faire accompagner psychologiquement et d'avoir recours aux thérapies cognitivo-comportementales pendant la période de sevrage. C'est une étape cruciale dans le plan d'action. Elle consiste à dépasser progressivement les sensations de manque. Elle peut durer plus ou moins longtemps en fonction des fumeurs. Ne pas sous-évaluer la difficulté ! 

    Prévention des risques de rechute

    Il n'est pas rare qu'un fumeur se remette à fumer après l'arrêt du tabac. Cette étape ne doit en aucun cas constituer un échec mais doit être considérée au contraire comme une étape vers le succès qui ne doit pas remettre en question le plan d'action.

    Les effets quand on arrête de fumer (symptômes physiques, psychiques...)

    Lorsqu'on arrête de fumer, des symptômes apparaissent, on parle de symptômes de sevrage. Les principaux symptômes sont la fatigue, les étourdissements, l'insomnie, parfois de la toux, des symptômes digestifs (constipation, faim, envie de sucré), une certaine irritabilité et enfin une prise de poids.

    Fatigue

    Tous ces symptômes diminuent en intensité au fil des semaines suivant l'arrêt. Lorsqu'on fume, le corps est intoxiqué par la fumée du tabac et l'un de ses constituants, la nicotine joue un rôle de stimulant. Ainsi, à l'arrêt du tabac, apparaît une fatigue qui est due d'une part au phénomène de désintoxication auquel procède l'organisme, d'autre part à l'absence de nicotine et donc de stimulant. Ces deux mécanismes combinés entraînent une importante fatigue dans les deux à quatre semaines qui suivent la suppression du tabac.

    Toux

    L'arrêt du tabac peut entraîner l'apparition d'une toux accompagnée de crachats provoquée par la reprise de l'activité des cils des bronches (qui fonctionnaient moins bien du fait de leur immobilisation par les substances toxiques du tabac). De nombreux fumeurs s'étonnent alors de se "sentir moins bien" que quand ils ne fumaient pas. Tousser après l'arrêt du tabac correspond le plus souvent à une réaction naturelle de l'appareil respiratoire qui disparaît environ au bout de 3 à 4 semaines. En effet, les cils vibratiles qui tapissent l'intérieur des bronches se remettent à fonctionner et effectuent leur fonction d'évacuation. Or, sous l'effet du tabac, ces cils vibratiles ne pouvaient effectuer leur travail excrétoire. Il peut se produire que cette toux n'ait aucun rapport avec l'arrêt du tabac et soit liée par exemple à un asthme ou à un reflux gastro œsophagien. 

    Syndrome de manque

    Le syndrome de manque est la conséquence de la baisse brutale de la nicotine dans l'organisme en dessous d'un certain seuil auquel le fumeur est habitué ; dans cette situation, le cerveau, notamment ses récepteurs, réclame sa dose de nicotine. Nervosité, colère, agressivité, agitation, impossibilité de se concentrer, insomnie, envie de grignoter et de manger, tristesse, dépressive, anxiété, impossibilité de se concentrer... sont caractéristiques du syndrome de manque. 
    L'arrêt du tabac provoque une réelle souffrance que le fumeur doit apprendre à maitriser. Ces manifestations sont importantes au début de l'arrêt du tabac puis diminuent rapidement pour disparaître, en général, en quelques semaines. Les pulsions d'envie de fumer peuvent se prolonger plusieurs mois, surtout pour les gros fumeurs. Les substituts nicotiniques et certains médicaments peuvent aider à vaincre les symptômes de manque de nicotine. La dépression est une complication pouvant survenir après un arrêt du tabac: 15% environ des fumeurs présentent une dépression un an après l'arrêt du tabac.

    Déprime

    La dépendance psychique et comportementale liée aux habitudes est également importante à prendre en compte. Un fumeur prend l'habitude de fumer une cigarette dans certaines circonstances, installant de véritables rites dans sa vie quotidienne. L'arrêt du tabac va s'accompagner de difficultés à retrouver d'autres rythmes, à réapprendre à vivre sans tabac dans des situations rituelles ou fumer était devenu un réflexe.

    Quelques semaines suffisent souvent à régler cette période délicate. Les personnes déprimées sont souvent des fumeurs très dépendants car le tabac provoque un effet stimulant sur l'humeur masquant les manifestations d'un état dépressif sous jacent. L'apparition d'un état dépressif quelques mois après l'arrêt du tabac est d'ailleurs souvent constatée. "Les fumeurs sont souvent des anxio-dépressifs. Le fait de s'arrêter de fumer sans avoir réglé le fond de leur humeur risque d'entraîner des effets secondaires psychologiques  désagréables et conduire à la rechute.  Il est probable que le tabac ait un effet anti-dépresseur et c'est sans doute une des raisons qui fait qu'il n'est pas toujours facile de s'en passer", détaille le Pr Jean-Pol Tassin, directeur de Recherche émérite à l' Inserm. Il étudie les mécanismes physiologiques qui sous-tendent l'addiction.
    Le tabagisme chronique est en fait associé à des variations neurologiques qui semblent avoir un lien avec des troubles de l'humeur et qui surviennent peu de temps après avoir fumé une cigarette. Or la cigarette suivante fait disparaître ces troubles pendant quelques instants mais provoque ensuite des épisodes de stress. Et plus il y a de consommation de cigarettes et plus ce phénomène s'amplifie provoquant ainsi des variations de l'humeur du fumeur tout au long de la journée.

    Ainsi le fumeur se trompe en pensant à tort que la cigarette le détend et calme ses angoisses, alors que c'est le contraire qui se produit : la cigarette semble le calmer en fait pendant le temps des manifestations qu'elle a elle-même déclenchés. Les fumeurs doivent accepter que fumer ne détend pas et n'a aucun effet antidépresseur et comprendre qu'au contraire arrêter de fumer sera excellent pour leur moral.

    Prise de poids

    Une des raisons majeures de ne pas vouloir s'arrêter de fumer, plus particulièrement chez les femmes, est la crainte de prendre des kilos. Un fumeur pèse en moyenne 3 à 4 kilos de moins qu'un non fumeur. La prise de poids qui peut s'effectuer à l'arrêt du tabac, de l'ordre de 3 à 4 kilos environ, n'est que le rattrapage d'un poids normal. Les femmes retrouvent leur poids normal en moyenne dans les douze mois qui suivent l'arrêt.

    La prise éventuelle des quelques kilos est souvent à l'origine d'une rechute. La nicotine agit comme un coupe faim, freine l'appétit et provoque la sensation d'avoir moins besoin de manger. Pour un fumeur qui fume 1 paquet par jour, la nicotine permet de brûler 200 à 300 calories chaque jour. Pour une activité identique, un fumeur consomme davantage de calories qu'un non fumeur. Près d'un fumeur sur 3 ne grossit pas en arrêtant de fumer Pendant la période de consommation de substituts permettant la délivrance de la nicotine, il est plus facile de ne pas trop grignoter et de maintenir son poids. 

    Les bienfaits d'arrêter de fumer

    L'état de santé d'une personne ayant arrêté le tabac rejoint celle n'ayant jamais fumé au bout d'environ 15 ans. L'arrêt du tabac peut diminuer :

    • les symptômes allergiques,
    • l'intensité des crises d'asthme
    • le nombre d'épisodes de bronchites chroniques.
    • La peau reprend une couleur plus vive ainsi que son élasticité.
    • L'haleine devient plus agréable et moins fétide. 

    20 minutes après la dernière cigarette, la fréquence cardiaque redeviennent normale. Au bout de 24 heures, les risques d'infarctus du myocarde commencent à diminuer. Le monoxyde de carbone est éliminé et n'est plus détectable dans le corps. Deux jours après, on ne retrouve plus de nicotine dans le sang. Deux semaines après, le goût des aliments revient et la peau reprend une couleur plus claire. 3 à 9 mois après, la respiration s'améliore.

    Une année après, les risques de maladie cardiovasculaires sont réduits de moitié. 5 ans après, le risque d'accident vasculaire est réduit de moitié. Le risque de cancer de la bouche, de l'œsophage et de la vessie est également diminué de 50%. Enfin, le risque d'infarctus est égal à ceux qui ne fument pas. 10 ans après, le risque de cancer du poumon est réduit de moitié environ. Le risque d'accident vasculaire cérébral rejoint le niveau de risque des non-fumeurs. 15 ans après, le risque de maladies cardiovasculaire est égal à celui des non-fumeurs.

     Cancer de la peau : les taches suspectes en photos

    L'autosurveillance de la peau favorise la détection précoce de lésions provoquées par un cancer de la peau. Zoom sur les taches suspectes en photos qui doivent vous pousser à consulter un dermatologue.


    Contrairement à d'autres cancers, celui de la peau peut se repérer à l’œil nu, simplement en se regardant. Le Syndicat National des Dermatologues et Vénéréologues (SNDV) recommande un auto-examen au moins trois fois par an. Pour cet auto-examen, c'est facile, une seule règle à connaître : l'ABCDE. Cette règle qui repose sur l'observance des grains de beauté et taches cutanées permet de diagnostiquer en amont le mélanome, le plus grave des cancers de la peau. "Toute modification de forme, de couleur ou de taille d'un grain de beauté doit constituer un signe d'alerte" explique le SNDV.

    cancer de la peau taches grain de beauté ABCDE

    Asymétrie : seule une partie du grain de beauté change d'aspect et se distingue singulièrement du reste.

    Bordure : les bords du grain de beauté deviennent irréguliers, la pigmentation pouvant même parfois envahir la peau.

    Coloration : la couleur du grain de beauté perd son homogénéité, des zones dépigmentées apparaissent, voire des taches grises, rouges ou bleues.

    Diamètre : la taille du grain de beauté augmente (le mélanome a généralement une taille supérieure à 6 mm).

    Evolution (épaississement, extension) : la lésion présente une certaine épaisseur au-dessus de la peau qu'elle n'avait pas avant.

    La semaine de dépistage et de prévention du cancer de la peau organisée du 20 au 24 mai 2019 par le SNDV donne cette année la priorité aux personnes à risque c'est-à-dire celles présentant : de nombreux grains de beauté, ayant la peau et les yeux très clairs, des antécédents personnels ou familiaux de cancers de la peau et une addiction aux UV artificiels ou ayant eu de nombreux coups de soleil pendant l'enfance. Le SNDV met à disposition une plateforme de prise de rendez-vous en ligne sur dermatos.fr.

    Comment réduire le stress, facteur de risque cardio-vasculaire ?

    Le stress est l'un des facteurs de risque d'accidents cardio-vasculaire et les femmes seraient plus sensibles. Comment agit-il sur notre cœur ? La Journée Mondiale du Cœur est l'occasion de rappeler les bons gestes pour se protéger.


    "La corrélation entre le stress et les maladies cardio-vasculaires est aujourd'hui clairement démontrée", précise le Dr Jean-Pierre Houppe, cardiologue et expert en psychocardiologie, dans un communiqué de la Fédération Française de Cardiologie. En effet, la maladie d'un proche, des problèmes liés à une situation précaire, un événement inattendu, une dépression ou tout autre situation peuvent influer sur notre santé. En outre, le cœur et les artères des femmes seraient plus sensibles au stress. "De nombreuses femmes victimes d'un infarctus du myocarde se trouvaient dans des situations génératrices de stress", déclare le Pr Claire Mounier-Vehier, cardiologue et présidente de la FFC. Pour autant, il est possible d'agir sur les autres facteurs de risque cardio-vasculaire (tabac, activité physique régulière, alimentation saine...) pour lutter contre le stress. "Les maladies cardio-vasculaires sont des maladies du mode de vie et les combattre représente un réel enjeu de société" ajoute la cardiologue.

    Le stress, un phénomène de société. Toutes les générations sont aujourd'hui stressées ! A commencer par les enfants, de plus en plus sujets au stress chronique. En cause, selon le Dr Frédéric Kochman, pédopsychiatre, l'alimentation et les écrans ! "Une alimentation déséquilibrée et trop riche en sucres rapides aura pour effet d'augmenter le niveau de cortisol, l'une des hormones du stress. Ensuite, la sur-consommation d'écrans, qui même chez les enfants de moins de 2 ans est une source de stress inquiétante. En effet, à cause de ce "baby-sitter" virtuel, ils n'apprennent pas à attendre, à écouter et à interagir avec les autres, et sont en général, deux fois plus anxieux", explique-t-il. Par ailleurs, en milieu professionnel, il n'est pas rare de voir des salariés sous pression. On distingue alors le burn-out (un état de fatigue émotionnelle, mentale et physique causé par un surmenage), le bore-out (déclenché par l'absence de travail et l'ennui qui conduisent à la frustration et l'insatisfaction) et enfin, le brown-out, qui correspond à un manque total d'énergie. Ces trois syndromes ont alors un impact sur la santé cardio-vasculaire (anxiété, isolement, fatigue, etc.).

    Comment préserver notre cœurLa Fédération Française de Cardiologie livre ses recommandations pour lutter contre les effets du stress. Ainsi, une activité physique d'au moins 30 minutes par jour permet de réduire l'anxiété, le stress et la dépression. Une alimentation équilibrée aura un effet protecteur sur le déclenchement des maladies cardio-vasculaires, et enfin s'accorder du temps pour soi, pour se détendre et se faire plaisir est essentiel. La FFC propose également des méthodes qui permettent de réduire le stress par des exercices de respiration ou par le rire.

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